
Ah, le Cahier de Lecture Kimamila! Juste le nom évoque des souvenirs… Disons, mitigés. Un peu comme l’odeur du chou-fleur bouilli dans la cuisine: on sait que c’est bon pour la santé (la lecture!), mais l’expérience en elle-même… c’est autre chose. Mais parlons surtout de cette fameuse page de garde. Un champ de bataille créatif pour certains, un cauchemar administratif pour d’autres.
Soyons honnêtes, à l’époque, qui s’est vraiment passionné pour le respect à la lettre des consignes? “Nom, Prénom, Classe, Titre du livre… et surtout, un dessin en rapport avec l’histoire!” C’était souvent la panique. On avait tellement mieux à faire : les billes, le foot dans la cour, le dernier épisode des Mystères de l’Ouest… ou, soyons fous, essayer de comprendre les maths.
La page de garde : un terrain de jeu artistique (ou pas)
Pour certains, la page de garde du Kimamila, c’était un peu comme leur toile. Ils se prenaient pour des Picasso en herbe, rivalisant de créativité avec des paysages dignes d’un Claude Monet et des personnages qui auraient pu sortir tout droit d’un Tintin. On les admirait, secrètement jaloux de leur talent inné (ou de leur accès à des feutres de qualité).
Et puis, il y avait les autres. Ceux qui, comme moi, se retrouvaient avec un bonhomme bâton difforme, une montagne ressemblant plus à une tartine de Nutella mal étalée, et un titre écrit à la va-vite avec un stylo qui bavait. Mais bon, l’important, c’était de participer, non ? Et puis, la maîtresse, elle savait bien que certains avaient l’âme d’artiste plus développée que d’autres. Du moins, on aimait à le croire…

Le stress de la page de garde : une compétition secrète ?
Avouons-le, la page de garde, c’était aussi un peu une compétition, non avouée bien sûr. On jetait un coup d’œil discret sur les pages des autres, histoire de voir qui avait fait le dessin le plus impressionnant. C’était un peu comme les concours de déguisements à la kermesse de l’école : on voulait tous gagner, même si on faisait semblant de ne pas s’en soucier.
Personnellement, je me souviens d’une année où j’avais passé des heures sur ma page de garde. J’avais même emprunté les crayons de couleur de ma sœur, des crayons super spéciaux avec des effets métalliques ! Le résultat était… disons… ambitieux. Mais au moins, j’étais fier. Jusqu’à ce que je voie la page de garde de Sophie, qui avait carrément fait une maquette en papier mâché. Là, j’ai compris que j’étais dans la cour des grands. Et que j’avais peut-être surestimé mes talents artistiques.

Au-delà du dessin : l’apprentissage
Au-delà du stress et de la compétition, il faut quand même reconnaître que cette page de garde, elle avait son utilité. Elle nous obligeait à réfléchir au livre qu’on avait lu, à en extraire les éléments clés, à les synthétiser en un dessin. C’était une première initiation à l’analyse littéraire, sans qu’on s’en rende forcément compte. Un peu comme le yoga : on se tord dans tous les sens, mais à la fin, on se sent mieux (enfin, en théorie!).
Alors, la prochaine fois que vous croiserez un Cahier de Lecture Kimamila (ou une copie de ses cousins), ayez une pensée émue pour toutes ces pages de garde, ces chefs-d’œuvre ratés, ces moments de panique créative. Et surtout, rappelez-vous que l’important, c’est l’aventure de la lecture, même si elle commence par un dessin plus ou moins réussi. Et puis, soyons honnêtes, c’est toujours plus marrant à raconter que les équations à deux inconnues.
















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